Politique

Massacre à Labodrie : plus de 40 morts, silence du gouvernement, condamnation des États-Unis

Par Jean Dalens Severe
septembre 15, 2025 2 min 47
Massacre de Labodrie : 40 morts, silence du gouvernement

 

 

Massacre à Labodrie : plus de 40 morts, silence du gouvernement, condamnation des États-Unis

Port-au-Prince, vendredi 12 septembre 2025

Un massacre d’une ampleur inédite
Jeudi 11 septembre, Labodrie, à l’entrée de l’Arcahaie, a été frappée par un massacre sans précédent. Plus de quarante personnes ont été tuées. Baptiste Joseph Louis, président du CASEC, a déclaré à Radio Caraïbes que 42 corps ont été recensés, dont une famille entière. Plusieurs blessés ont également été signalés. Selon les habitants, certains cadavres sont restés sur place et ont été attaqués par des chiens. Cette scène illustre la brutalité de l’attaque.

Le gang Viv Ansanm en accusation
Les observateurs attribuent ce massacre au gang « Viv Ansanm », actif dans la région métropolitaine. Ironiquement, le groupe appelait récemment à la paix et au retour des déplacés. Cependant, l’opération meurtrière visait à prendre le contrôle stratégique de l’Arcahaie après que la police et les brigades locales les ont repoussés.

Silence des autorités et réaction américaine
Pour l’instant, le gouvernement haïtien reste silencieux face à cette tragédie. En revanche, l’ambassade des États-Unis a réagi rapidement. Dans un communiqué, elle condamne « fermement ces gangs terroristes » et appelle à unir les efforts locaux et internationaux pour stopper leurs exactions.

Une insécurité généralisée
La situation sécuritaire demeure critique. En effet, un autre incident a eu lieu à Kenscoff. Un véhicule de la Police nationale d’Haïti (PNH) a été visé par un cocktail molotov. Le chauffeur-mécanicien, employé civil, a perdu la vie et deux agents ont été blessés. Ainsi, la violence continue de menacer la population.

Urgence d’une réponse coordonnée
Le massacre de Labodrie souligne l’urgence d’une réaction ferme et coordonnée. Alors que les autorités nationales restent muettes, la communauté internationale appelle à l’action. Par conséquent, la sécurité demeure un obstacle majeur pour des élections crédibles et pour un retour à la stabilité.

À propos de Jean Dalens Severe

Jean Dalens SEVERE rédacteur passionné et photojournaliste, il raconte le réel à travers l’écriture et l’image, en mettant en lumière les faits, les visages et les histoires qui marquent la société.

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