Dans un contexte politique marqué par des rumeurs persistantes et une méfiance croissante de l’opinion publique, le conseiller Leslie Voltaire a tenu à réaffirmer que la date du 7 février 2026 demeure inchangée pour la fin de la transition. Une déclaration qui vise à dissiper les soupçons de manœuvres dilatoires au sein du Conseil présidentiel de transition (CPT).
Face aux informations non confirmées, laissant entendre que certains acteurs chercheraient à prolonger la transition au-delà du délai prévu, Leslie Voltaire, membre du Conseil présidentiel de transition, a déclaré que le CPT quittera le pouvoir le 7 février 2026, conformément aux engagements initiaux. Cette prise de position se veut une réponse directe aux rumeurs évoquant l’existence de « manœuvres » destinées à maintenir certains conseillers en fonction.
À ce stade, la déclaration de Leslie Voltaire s’inscrit dans une logique de clarification institutionnelle. En rappelant le calendrier annoncé, le conseiller cherche à réaffirmer la position officielle du CPT et à rassurer une population largement éprouvée par l’instabilité politique et l’absence de repères institutionnels durables.
Dans cette perspective, la date du 7 février 2026 revêt une portée symbolique et politique particulière. Elle marque, selon les termes de l’accord ayant conduit à la mise en place du Conseil présidentiel de transition, la fin d’un mandat censé être limité dans le temps et orienté vers le rétablissement d’un ordre constitutionnel. Toute remise en question de cette échéance alimente, de fait, des inquiétudes quant à la crédibilité du processus de transition.
Cependant, au-delà des déclarations, plusieurs observateurs soulignent que le respect effectif de cette date dépendra de la mise en œuvre concrète des engagements pris, notamment en matière de sécurité, de gouvernance et d’organisation du processus politique devant conduire à un retour à l’ordre constitutionnel. En ce sens, les propos de Leslie Voltaire engagent la responsabilité collective du CPT vis-à-vis de l’opinion publique.
Il convient également de rappeler que, conformément aux principes de rigueur journalistique, les accusations de tentatives de prolongation du pouvoir restent, à ce stade, du domaine de la rumeur et n’ont pas été étayées par des faits vérifiables. La clarification apportée par le conseiller Voltaire constitue donc un élément de réponse, sans pour autant clore le débat sur la transparence et la redevabilité de la transition.
En définitive, en affirmant que le CPT quittera le pouvoir le 7 février 2026 comme prévu, Leslie Voltaire place le Conseil présidentiel face à une exigence claire de cohérence entre parole publique et actes politiques. Dans un pays marqué par une longue histoire de transitions prolongées et de promesses non tenues, le respect de cette échéance sera déterminant pour restaurer un minimum de confiance dans les institutions et dans le processus politique en cours.
Brinia ELMINIS
