
Lire les détails sur la reprise possible des tests nucléaires par les États-Unis et la Russie
Les récentes déclarations du président américain, Donald Trump, ont ravivé les inquiétudes autour d’une nouvelle course aux armements nucléaires. En ordonnant au Pentagone de « commencer à tester » les armes nucléaires américaines, le dirigeant républicain a provoqué une réaction immédiate du Kremlin.
Lors d’une conférence de presse tenue ce mercredi à Moscou, Vladimir Poutine a averti que la Russie pourrait, elle aussi, « reprendre les essais nucléaires » si Washington franchissait cette étape. « Nous ne resterons pas les bras croisés face à une telle provocation », a déclaré le président russe, soulignant que son pays dispose « de toutes les capacités nécessaires pour garantir sa sécurité et maintenir l’équilibre stratégique mondial ».
Cette déclaration marque une escalade verbale préoccupante entre les deux puissances nucléaires. Depuis la fin de la guerre froide, les États-Unis et la Russie s’étaient engagés à respecter le Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (TICE), bien que celui-ci ne soit jamais entré pleinement en vigueur, faute de ratification par Washington.
Les experts en sécurité internationale redoutent désormais une détérioration rapide du cadre de désarmement mondial. « Si les États-Unis reprennent leurs essais, la Russie suivra inévitablement, et d’autres puissances nucléaires pourraient s’engouffrer dans la brèche », alerte Dmitri Trenin, analyste militaire russe.
À Washington, le Pentagone n’a pas encore précisé le calendrier ou la nature exacte de ces tests. L’annonce de Donald Trump s’inscrit dans une logique de démonstration de force à l’approche des élections américaines, alors que le président tente de renforcer son image de dirigeant ferme face à ses rivaux étrangers.
L’Organisation du traité d’interdiction complète des essais nucléaires (OTICE) a exprimé sa « profonde préoccupation » et appelé toutes les nations à la retenue. « Revenir aux essais nucléaires serait un pas en arrière dramatique pour la sécurité mondiale », a déclaré Robert Floyd, secrétaire exécutif de l’organisation.
Alors que la communauté internationale multiplie les appels au dialogue, les yeux du monde restent tournés vers Washington et Moscou, craignant un retour à une ère de confrontation nucléaire que beaucoup espéraient définitivement révolue.












































































































































