Face à la persistance de l’insécurité en Haïti, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a tenu, le lundi 29 décembre 2025, une réunion stratégique avec le directeur général de la Police nationale d’Haïti (PNH), Jonas Vladimir Paraison, accompagné d’une délégation issue des unités spécialisées, dont le SWAT. Cette rencontre a permis d’aborder les défis opérationnels de la police et les mesures nécessaires pour renforcer l’efficacité des forces de l’ordre
La rencontre, organisée à la Primature, s’est déroulée dans un contexte où les unités spécialisées de la PNH sont de plus en plus sollicitées dans la lutte contre la criminalité armée et le rétablissement de l’ordre public. Le Premier ministre a, d’entrée de jeu, rendu hommage au courage et au professionnalisme des policiers engagés sur le terrain, souvent au péril de leur vie.
Selon le chef du gouvernement, l’action des unités spécialisées constitue un maillon essentiel de la réponse de l’État face aux défis sécuritaires actuels. Il a souligné que la reconnaissance du sacrifice des policiers doit se traduire par des actions concrètes visant à améliorer leurs conditions de travail et de vie.
Les discussions ont ainsi porté sur plusieurs revendications jugées prioritaires par la hiérarchie policière. Parmi celles-ci figurent l’octroi de primes adaptées aux risques encourus, l’amélioration de l’accès aux soins de santé pour les agents et leurs familles, ainsi que la mise en place de solutions de logement dignes pour les policiers. Ces éléments, ont estimé les participants, sont indispensables pour maintenir la motivation des troupes et garantir une présence policière plus efficace sur le terrain.
Pour sa part, le directeur général de la PNH, Jonas Vladimir Paraison, a exposé les réalités quotidiennes auxquelles font face les unités spécialisées, notamment le manque de ressources et la pression constante liée aux opérations de sécurité. Il a insisté sur la nécessité d’un accompagnement renforcé de l’exécutif afin de permettre à la police de remplir pleinement sa mission de protection des personnes et des biens.
En somme, cette rencontre marque une étape importante dans le dialogue entre le gouvernement et la Police nationale d’Haïti. Elle traduit la volonté des autorités de placer la question sécuritaire au cœur de l’action gouvernementale. Toutefois, les attentes demeurent fortes quant à la concrétisation des engagements évoqués, alors que la population continue d’exiger des résultats tangibles en matière de sécurité et de stabilité nationale.
Carina PETIT-HOMME
