Dans un contexte marqué par une insécurité persistante et une pression croissante sur les populations civiles, le Syndicat de la Police nationale d’Haïti (SPNH-17) a publiquement salué les récentes opérations policières conduites dans le centre-ville de Port-au-Prince. Cette prise de position met en avant une stratégie axée sur le démantèlement des bases des groupes armés, tout en rappelant les exigences de responsabilité et d’intégrité au sein de l’institution policière.
À la faveur d’une note officielle, le SPNH-17 a exprimé son soutien aux actions engagées par la Police nationale d’Haïti, depuis l’installation du commissaire divisionnaire Jacques Ader à la tête de la Direction départementale de l’Ouest. D’après le syndicat, plusieurs opérations ciblées ont déjà été menées dans des zones identifiées comme des points d’ancrage de groupes armés, traduisant une orientation stratégique visant à frapper les gangs au cœur de leur dispositif.
Dans cette logique, le SPNH-17 considère que s’attaquer aux bases opérationnelles constitue un moyen déterminant pour réduire la capacité de nuisance des groupes criminels. En limitant leurs espaces de repli et leurs marges de manœuvre, les forces de l’ordre contribuent à freiner la propagation des enlèvements, des attaques armées et des actes de violence dirigés contre les civils dans d’autres secteurs de la capitale.
De surcroît, le syndicat estime que la destruction de ces foyers criminels entrave les déplacements des gangs et affaiblit leur aptitude à coordonner des actions d’envergure. Une telle dynamique, selon le SPNH-17, favorise progressivement le retour d’un climat sécuritaire plus prévisible, condition essentielle à la reprise des activités économiques et sociales à Port-au-Prince.
Cela étant, le syndicat rappelle que l’efficacité des opérations repose également sur la crédibilité de l’institution policière. À ce titre, il exhorte les autorités à agir avec fermeté contre tout agent soupçonné de collusion avec des groupes armés. De telles dérives, souligne le SPNH-17, compromettent gravement les interventions sur le terrain et exposent inutilement les policiers engagés dans la lutte contre l’insécurité.
Par extension, le SPNH-17 appelle à une approche plus globale de la lutte contre la criminalité organisée. Il insiste notamment sur la nécessité de poursuivre les soutiens financiers, logistiques et économiques des gangs, dont l’implication demeure souvent en arrière-plan. Selon le syndicat, l’éradication durable des réseaux criminels passe par une action équitable et sans complaisance à l’encontre de l’ensemble des acteurs impliqués.
En définitive, le SPNH-17 a renouvelé son appui au commissaire divisionnaire Jacques Ader ainsi qu’aux policiers déployés sur le terrain. Tout en réaffirmant sa volonté d’accompagner les initiatives visant le rétablissement de la sécurité, le syndicat soutient que seule une stratégie cohérente, alliant fermeté opérationnelle, discipline institutionnelle et respect des principes professionnels, permettra de répondre durablement à la crise sécuritaire qui affecte Port-au-Prince.
Brinia ELMINIS
