Plus de quinze ans après la destruction de ses locaux lors du séisme du 12 janvier 2010, le Ministère des Affaires étrangères et des Cultes amorce une nouvelle étape de son fonctionnement avec l’annonce officielle de la relocalisation de ses bureaux à Pétion-Ville.
Le 29 décembre 2025, le ministère a informé le public de son installation prochaine au numéro 15 de la rue Mangonès, dans un immeuble récemment acquis par l’État haïtien. Cette relocalisation vise à offrir un cadre de travail plus adapté aux exigences administratives et diplomatiques, tout en facilitant l’accueil des usagers, des représentants étrangers et des responsables institutionnels.
Cette initiative intervient dans un contexte où l’administration publique tente progressivement de se réorganiser après des années de fragilité structurelle. Le nouveau bâtiment est présenté comme un espace conforme aux standards observés dans les chancelleries à travers le monde, permettant au ministère de remplir ses missions dans des conditions jugées plus appropriées.
Par ailleurs, les autorités précisent que les opérations de déménagement s’étendront sur plusieurs jours, ce qui pourrait entraîner certaines perturbations temporaires dans la prestation des services. Une situation transitoire qui, selon les informations communiquées, s’inscrit dans une volonté d’amélioration durable du fonctionnement institutionnel.
Au-delà de l’aspect logistique, cette relocalisation symbolise une tentative de réaffirmation de la continuité de l’État et de la présence administrative dans un contexte national encore marqué par de nombreux défis. Elle traduit également une volonté de renforcer la crédibilité des institutions publiques auprès de la population et des partenaires internationaux.
En définitive, sans constituer une solution à l’ensemble des difficultés structurelles du pays, cette relocalisation représente une étape concrète vers la stabilisation administrative. Elle rappelle que la reconstruction de l’État passe autant par des décisions institutionnelles cohérentes que par la capacité à garantir un service public fonctionnel, accessible et durable.
Brinia ELMINIS
