À l’approche du 7 février, date marquant la fin du mandat du Conseil présidentiel de Transition (CPT), des clarifications majeures émergent autour des initiatives de médiation annoncées dans l’espace public. Selon des informations rapportées par Radio Télé Métropole, Monseigneur Pierre André Dumas ne disposerait d’aucun mandat officiel de l’Église catholique pour conduire un processus de médiation politique dans ce contexte sensible.
D’emblée, une source haut placée de l’Église catholique, contactée par la station, qualifie la démarche de Monseigneur Dumas de strictement personnelle. Cette précision vise à dissiper toute confusion quant à l’implication institutionnelle de l’Église, souvent sollicitée comme acteur moral et facilitateur dans les périodes de crise nationale.
Dans cette perspective, plusieurs évêques auraient déjà adressé une correspondance à Monseigneur Dumas afin d’obtenir des éclaircissements sur la nature et la portée de son initiative. Cette démarche interne traduit une volonté de cohérence au sein de l’épiscopat, soucieux de préserver la crédibilité et la neutralité de l’institution ecclésiale dans un environnement politique particulièrement polarisé.
Par ailleurs, la même source indique que l’évêque des Nippes, actuellement en convalescence et se trouvant hors du pays, n’aurait pas été en mesure d’être officiellement désigné pour conduire une telle médiation. Cet élément renforce l’idée qu’aucune mission formelle n’a été confiée par l’Église catholique à l’un de ses prélats dans ce dossier précis.
Progressivement, l’initiative attribuée à Monseigneur Dumas suscite des réserves croissantes. En effet, plusieurs acteurs politiques ainsi que des représentants de la société civile remettent en question la légitimité et l’opportunité de sa participation à un éventuel processus de dialogue, estimant que toute médiation crédible doit s’inscrire dans un cadre clairement défini et reconnu par l’ensemble des parties concernées.
Ainsi, au regard des informations disponibles, l’Église catholique semble maintenir une position de prudence et de distance institutionnelle. Elle rappelle implicitement que son rôle ne peut être engagé qu’à travers des mécanismes formels, transparents et collectivement validés, afin d’éviter toute instrumentalisation de son autorité morale.
En conclusion, cette mise au point intervient dans un contexte politique délicat où la clarté des rôles demeure essentielle. Elle souligne la nécessité, pour toute initiative de médiation, de reposer sur un mandat explicite et une légitimité incontestable, conditions indispensables pour favoriser un dialogue crédible et contribuer efficacement à la stabilité du pays.
Brinia ELMINIS
