Alors que le Conseil présidentiel de transition (CPT) voyait diminuer, ces derniers jours, sa capacité à imposer un changement à la tête du gouvernement, une nouvelle dynamique semble s’installer au sommet de l’État. Selon plusieurs sources concordantes, les tentatives répétées de remplacer le Premier ministre ont échoué, ouvrant la voie à un remaniement où ce dernier pourrait désormais devenir le véritable centre de gravité du pouvoir exécutif.
Dès lors, à la lumière de ces évolutions, un Conseil des ministres pourrait se réunir lundi pour aborder plusieurs points stratégiques inscrits à l’ordre du jour. Cette réunion annoncée apparaît comme un moment clé, révélateur d’un rapport de force profondément modifié.
De plus, selon les informations disponibles, le CPT n’aurait plus l’ascendant politique qu’il détenait jusqu’ici. Ce changement tient notamment au rôle croissant d’Alix Didier Fils-Aimé, présenté comme l’acteur désormais le plus influent dans la conduite des décisions majeures. Ce dernier mènerait la dynamique actuelle face à un CPT qui, sous la pression explicite de partenaires internationaux, aurait mis de côté son projet de renverser le Premier ministre.
Par ailleurs, il convient de noter que cet effritement du poids politique du CPT survient dans un contexte où la communauté internationale multiplie les signaux d’inquiétude quant à l’instabilité répétée au niveau institutionnel. Ces pressions invitent les instances haïtiennes à privilégier la continuité administrative plutôt que l’affrontement interne, un facteur déterminant dans la réorientation récente du débat politique.
Ensuite, dans cette configuration renouvelée, le chef du gouvernement apparaît comme l’acteur qui consolide sa position. À mesure que le CPT redéfinit ses priorités, le Premier ministre s’impose progressivement comme la figure la plus stable du paysage politique actuel. Cette perception, relayée notamment dans le dernier éditorial de Jean Corvington, alimente l’idée d’un exécutif recentré et d’une autorité gouvernementale renforcée.
Enfin, à l’analyse de ces faits, il se dégage l’image d’un pouvoir en recomposition silencieuse, où la bataille d’influence laisse place à une redistribution plus subtile des responsabilités. Le défi pour les institutions haïtiennes sera désormais de préserver l’équilibre nécessaire à la poursuite de la transition, tout en évitant de nouvelles crises internes.
En conclusion, cette séquence politique révèle non seulement un glissement d’autorité au sein de l’État, mais également la nécessité pour les acteurs en présence d’adopter une démarche responsable, transparente et respectueuse des engagements nationaux. Dans un contexte fragile, l’exigence de stabilité doit primer sur les tensions de pouvoir, afin de garantir un chemin de transition crédible et conforme aux attentes de la population.
Brinia ELMINIS



























































































































































