En clôturant la Compétition sportive interuniversitaire 2025, ce jeudi 27 novembre, le Bureau de l’UNESCO en Haïti, en partenariat avec le MJSAC et le MENFP, a mis en lumière une conviction profonde : le sport demeure l’un des outils les plus puissants pour renforcer la cohésion sociale, stimuler l’engagement citoyen et ouvrir des perspectives éducatives au sein de la jeunesse haïtienne.
D’abord, selon les organisateurs, l’objectif était de montrer que le sport dépasse le cadre de la performance athlétique pour devenir un vecteur de transformation sociale. C’est dans cette logique que le thème choisi « Le sport au service du développement et de la paix » s’est imposé comme une réponse directe à un contexte national marqué par les tensions, l’incertitude et la fragilité institutionnelle. À travers cette initiative, les partenaires ont voulu rappeler que l’université peut jouer un rôle clé dans la construction d’un vivre-ensemble durable.
Ensuite, la compétition a réuni des jeunes issus de différentes régions et institutions universitaires du pays, créant un espace où diversité, inclusion et dépassement de soi se conjuguent. En favorisant l’échange entre étudiants provenant de milieux sociaux variés, l’événement a permis de réduire certaines barrières et de promouvoir des valeurs fondamentales telles que le respect, la discipline et la solidarité. Plusieurs responsables soulignent que ces rencontres favorisent une meilleure compréhension des réalités du pays et encouragent la jeunesse à s’impliquer davantage dans les dynamiques civiques et communautaires.
Par ailleurs, selon des experts présents à la cérémonie, le sport demeure l’un des rares domaines capables de mobiliser rapidement la jeunesse autour d’objectifs positifs. Dans un pays où les infrastructures éducatives et sportives sont souvent limitées, investir dans de tels projets devient un catalyseur pour l’éducation et pour la santé mentale des jeunes. Ce type d’initiative permet également aux universités de renforcer leurs programmes parascolaires tout en développant des compétences transversales comme le leadership, le sens du collectif ou la gestion du stress.
De plus, les partenaires institutionnels ont insisté sur la nécessité d’intégrer davantage le sport dans les politiques publiques en tant qu’outil de prévention de la violence. Selon eux, encourager la pratique sportive au sein des universités offre une alternative constructive face aux risques de marginalisation qui touchent une partie de la jeunesse haïtienne. C’est aussi un moyen de valoriser les talents locaux et d’ouvrir des perspectives professionnelles dans des domaines encore sous-exploités.
Enfin, les finales de cette édition 2025 ont permis de démontrer qu’en dépit des défis nationaux, les jeunes restent porteurs d’énergie, d’innovation et d’espoir. Les performances athlétiques observées, combinées à la solidarité entre participants, ont rappelé que le sport reste un langage universel capable de dépasser les divisions.
En réunissant universités, institutions publiques et partenaires internationaux, la Compétition sportive interuniversitaire 2025 s’impose comme un exemple concret de ce que le sport peut accomplir lorsqu’il est mis au service du développement et de la paix. Plus qu’un simple rendez-vous sportif, l’événement a montré que la jeunesse haïtienne possède les ressources humaines nécessaires pour contribuer activement à la reconstruction sociale du pays. Pour que cette dynamique perdure, il revient désormais aux institutions d’investir davantage dans les programmes sportifs universitaires et de faire du sport une véritable priorité nationale.
Brinia ELMINIS


























































































































































































































































































