Société

Kenscoff : 576 déplacés internes survivent dans des conditions inhumaines à Meyotte 37

Par Jean Dalens Severe
septembre 18, 2025 2 min 47

Kenscoff : 576 déplacés internes survivent dans des conditions inhumaines à Meyotte 37

Abandon et détresse quotidienne

Port-au-Prince, 16 septembre 2025 — Sans eau, nourriture ni soins, 576 déplacés internes vivent depuis plusieurs mois dans un camp improvisé à Meyotte 37, Pétion-Ville. Ces familles, qui ont fui les violences à Kenscoff, dénoncent l’indifférence des autorités et réclament une aide humanitaire urgente.

Témoignages alarmants

Sur place, hommes, femmes, enfants et personnes âgées s’entassent sans assistance officielle. Plusieurs malades survivent sans soins, tandis que des mères mendient pour nourrir leurs proches. L’eau potable manque totalement. Les familles utilisent parfois des eaux insalubres, au risque de maladies graves.

« Nous n’avons rien. Pas d’eau, pas de nourriture, pas même une visite officielle », confie une mère. Quand il pleut, certains dorment sous un bâtiment délabré ou à la belle étoile.

Atteintes à la dignité

La faim, l’insalubrité et l’absence de sécurité fragilisent la dignité humaine. Certains déplacés disent vivre uniquement de mendicité. D’autres évoquent des violences sexuelles en échange de nourriture ou d’argent, entraînant grossesses précoces et maladies.

Enfants privés d’avenir

À l’approche de la rentrée scolaire, les parents s’inquiètent. Sans moyens pour acheter uniformes ni fournitures, ils craignent que leurs enfants restent sans éducation. « Sur nos visages, il n’y a plus de sourire, seulement le désespoir », affirme un déplacé.

Une crise humanitaire plus large

Le cas de Meyotte 37 n’est pas isolé. Dans d’autres camps de Port-au-Prince, de l’Artibonite et du Centre, les déplacés vivent la même réalité : promiscuité, insalubrité et violences. Les interventions des ONG restent insuffisantes face à l’ampleur des besoins.

Silence des autorités, menace grandissante

La saison pluvieuse accroît les risques d’épidémies comme le choléra. Pourtant, les autorités n’ont présenté aucun plan d’assistance. En parallèle, les gangs étendent leur contrôle et provoquent de nouveaux déplacements.

À propos de Jean Dalens Severe

Jean Dalens SEVERE rédacteur passionné et photojournaliste, il raconte le réel à travers l’écriture et l’image, en mettant en lumière les faits, les visages et les histoires qui marquent la société.

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