
À partir du 1ᵉʳ janvier 2026, les migrants vivant aux États-Unis devront faire face à une série d’augmentations de frais imposées par l’USCIS. Si l’administration justifie ces révisions par des besoins opérationnels, de nombreux ménages déjà fragilisés redoutent un coût supplémentaire susceptible de menacer leur stabilité économique.
En apparence, les nouvelles grilles tarifaires ne présentent que des hausses modérées, mais leur accumulation crée un fardeau réel pour les demandeurs d’asile, les bénéficiaires du TPS et les personnes sous statut public. Plusieurs services voient ainsi leurs montants augmenter :
- La demande d’asile payante passe de 100 $ à 102 $,
- Le premier permis de travail pour demandeurs d’asile grimpe à 560 $,
- Le renouvellement du permis de travail pour les détenteurs du parole atteint désormais 280 $,
- La demande initiale de permis de travail sous TPS s’élève à 560 $, contre 550 $ auparavant.
Certains frais restent toutefois inchangés comme la première demande d’asile ou le renouvellement du permis de travail sous asile, toujours fixé à 250 $, mais l’ensemble des ajustements représente une charge financière additionnelle. L’USCIS affirme néanmoins que ces hausses sont nécessaires pour garantir la qualité et la rapidité du traitement des dossiers, alors que la pression migratoire continue de croître.
Parallèlement, plusieurs organismes de défense des migrants expriment leurs inquiétudes. Selon eux, ces augmentations risquent d’ajouter une barrière économique supplémentaire, particulièrement pour les familles immigrées aux revenus modestes. Une procédure déjà coûteuse deviendrait encore plus difficile d’accès, au moment même où de nombreux migrants tentent d’obtenir une protection humanitaire ou une stabilité légale.
Plusieurs experts soulignent également que la majorité des demandeurs d’asile et des bénéficiaires du TPS dépendent de revenus instables, souvent issus de secteurs peu rémunérés. Dès lors, même une hausse de 10 $ peut constituer un obstacle réel, dans un parcours administratif déjà long et exigeant. Pour beaucoup, chaque nouveau frais s’ajoute à un ensemble de dépenses juridiques, médicales et familiales.
L’entrée en vigueur des nouveaux tarifs annoncés le 20 novembre 2025 confirme une tendance plus large : la politique migratoire américaine semble s’orienter vers une responsabilisation financière accrue des personnes étrangères. Reste à savoir si ces mesures permettront véritablement d’améliorer les services de l’USCIS ou si elles renforceront plutôt les inégalités entre ceux qui peuvent payer et ceux qui n’en ont pas les moyens.
Face à ces ajustements, un enjeu demeure : comment concilier efficacité administrative et accessibilité équitable aux procédures migratoires ? Officiellement nécessaires, ces hausses soulignent pourtant l’urgence d’un débat plus vaste sur le coût réel du droit au séjour aux États-Unis.
Brinia ELMINIS












































































































































