
Fatigués par la montée rapide de l’insécurité et se disant totalement impuissants face aux attaques des présumés bandits, les habitants d’Arcahaie lancent une alerte urgente aux autorités. Ils menacent de couper la fibre optique si l’État n’envoie pas rapidement des renforts pour rétablir la sécurité dans la commune.
Depuis plusieurs jours, l’inquiétude grandit au sein de la population d’Arcahaie. Les habitants dénoncent une multiplication des actes de violence attribués à des hommes armés qui opèrent en toute quiétude. Selon eux, les moyens de défense locaux sont dépassés, laissant les familles exposées et les activités quotidiennes paralysées.
Dans ce contexte tendu, les résidents affirment qu’ils n’ont plus d’autre choix que de hausser le ton pour attirer l’attention des autorités nationales. Leur menace de couper la fibre optique, un service essentiel pour les communications et les activités économiques, se veut un message fort : la situation n’est plus tenable.
Par ailleurs, plusieurs voix estiment que l’État tarde à réagir, malgré la montée visible des risques et les appels répétés des habitants. Ils demandent l’envoi immédiat de renforts policiers ainsi que des opérations ciblées pour neutraliser les groupes armés qui perturbent la vie locale.
Nous ne pouvons plus faire face seuls , répètent-ils, soulignant que la zone pourrait sombrer davantage dans l’insécurité si rien n’est fait rapidement.
En outre, les habitants mettent en garde contre les conséquences d’un éventuel effondrement de l’ordre public dans une commune stratégique comme Arcahaie, où circulent quotidiennement des milliers de citoyens et des marchandises. Selon eux, la coupure de la fibre optique serait un dernier recours, mais elle reste sur la table tant que les autorités ne montrent aucun signe d’intervention concrète.
L’alerte lancée par la population d’Arcahaie illustre la gravité d’une crise sécuritaire qui dépasse largement le cadre local. Entre peur, lassitude et sentiment d’abandon, les habitants appellent l’État à agir sans délai. Ils rappellent que seule une réponse rapide et coordonnée pourra éviter une escalade aux conséquences incalculables pour la commune et pour l’ensemble de la région.
Carina PETIT-HOMME
