Le Bureau du Secrétaire d’État à la Sécurité publique a publié, ce lundi, une note officielle de démenti catégorique afin de réfuter des accusations qu’il qualifie de « mensongères et irresponsables » visant le Secrétaire d’État à la Sécurité publique, Mario Andresol. Cette sortie institutionnelle intervient dans un contexte national marqué par une sensibilité accrue autour des enjeux sécuritaires et de la crédibilité des autorités publiques.
Dans le document rendu public, le Bureau rejette formellement des déclarations attribuées à Pierre Espérance, selon lesquelles Mario Andresol entretiendrait de prétendus liens avec une coalition criminelle. Les autorités affirment qu’aucun élément factuel, juridique ou institutionnel ne vient étayer de telles allégations, lesquelles sont présentées comme infondées et gravement préjudiciables.
Par ailleurs, le Bureau estime que ces accusations s’inscrivent dans une logique de désinformation visant à nuire à l’intégrité personnelle du Secrétaire d’État, tout en portant atteinte à l’image et à la crédibilité des institutions étatiques. Selon la note, la diffusion de tels propos, en l’absence de preuves vérifiables, constitue une atteinte aux principes élémentaires de responsabilité publique et de rigueur dans le débat national.
De plus, les autorités soulignent que cette démarche est perçue comme malveillante, dans la mesure où elle risquerait d’alimenter la confusion et la méfiance au sein de l’opinion publique, dans un pays déjà fragilisé par l’insécurité et la crise institutionnelle. Le Bureau va plus loin en affirmant que de telles accusations pourraient contribuer à une tentative de déstabilisation, en contradiction directe avec les efforts officiellement engagés par l’État dans la lutte contre le crime organisé.
Toutefois, dans le respect des principes démocratiques et de la liberté d’expression, le Bureau rappelle que toute dénonciation publique devrait s’appuyer sur des faits vérifiés, des preuves documentées et, le cas échéant, des voies judiciaires appropriées. À défaut, avertissent les autorités, ces prises de position risquent de relever davantage de l’opinion ou de la spéculation que de l’information d’intérêt public.
Enfin, cette mise au point officielle illustre la tension persistante entre exigences de transparence, devoir de responsabilité et climat de défiance généralisée. Elle rappelle surtout l’importance, pour les acteurs publics comme pour la société civile et les médias, de respecter les règles de vérification, d’équilibre et de prudence, sans lesquelles le débat public peut devenir un facteur supplémentaire d’instabilité plutôt qu’un levier de clarification.
Brinia ELMINIS
