
Le chef du gang 400 Mawozo a publié tôt, ce samedi 15 novembre 2025, une vidéo dans laquelle il revient sur l’attaque policière menée la veille, vendredi 14 novembre 2025. Selon lui, cette intervention aurait pour objectif d’éradiquer les preuves compromettantes liées à la ferme d’Andy Apaid. Dans cette installation, on fabriquait, toujours d’après ses déclarations, de la drogue, notamment du marijuana et de la cocaïne. Lanmò San Jou, chef du gang, ajoute également qu’Andy Apaid y pratiquait du trafic d’organes.
Cette attaque policière attire immédiatement la curiosité et les interrogations de la population. Pourquoi une telle opération a-t-elle été effectuée juste après la divulgation de ces informations graves ? L’État haïtien est-il complice ? Ou cherche-t-il à défendre les intérêts de certains oligarques ?
Des questions qui deviennent encore plus pressantes lorsque l’on observe une contradiction frappante : à maintes reprises, les policiers eux-mêmes ont rappelé qu’ils manquaient cruellement d’équipements pour faire face aux gangs lourdement armés. Pourtant, dans cette opération spécifique, ce problème semble soudainement résolu, jusqu’à l’utilisation d’un hélicoptère pour mener des frappes ciblées contre des positions de groupes armés.
Cette mobilisation exceptionnelle, inédite dans plusieurs zones sous contrôle criminel, alimente davantage le doute et intensifie les critiques.
Face à ces déclarations, ces coïncidences troublantes et cette opération d’envergure, l’opinion publique exige des explications claires.
Qui protège-t-on réellement ? L’État agit-il pour l’intérêt public ou pour celui de puissants acteurs économiques ?
Autant de questions auxquelles les autorités devront impérativement répondre pour dissiper les soupçons et rétablir la confiance.
Jean Dalens SEVERE


























































































































































