Découvrez les révélations sur la supposée ferme illégale de la famille Apeid et ses implications.
Port-au-Prince, 10 novembre 2025
Une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux suscite l’indignation et alimente les débats autour de la corruption et du pouvoir en Haïti. On y voit ce qui semble être une vaste ferme clandestine consacrée à la fabrication de produits illicites, notamment de la marijuana et de la cocaïne. Selon les informations circulant en ligne, cette propriété appartiendrait à la puissante famille Apeid, réputée proche de certaines sphères politiques et économiques du pays.
Les images montrent clairement des plantations de marijuana, une substance strictement interdite par la loi haïtienne, ainsi que des installations rudimentaires servant à la transformation de produits dérivés de la cocaïne. Ce qui choque encore plus, c’est que la découverte n’a pas été faite par les autorités, mais par un groupe armé connu sous le nom de 400 Mawozo, dirigé par un chef redouté surnommé Lanmò san jou.
Dans la même vidéo, on distingue également plusieurs trous dans le sol, comblés de ce qui semblerait être des ossements humains, soulevant de graves questions sur d’éventuelles activités criminelles liées à cet endroit.
Un héritage controversé
Il est important de rappeler qu’avant son assassinat, l’ancien président Jovenel Moïse aurait attribué 10 000 hectares de terre à la famille Apeid dans le département de l’Artibonite, plus précisément à Savanne Dyanne. Officiellement, ces terres devaient servir à des projets agricoles. Aujourd’hui, la découverte relance les soupçons sur l’usage réel de ces terrains et sur la nature des relations entre certaines familles influentes et le pouvoir d’État.
Silence des autorités et indignation publique
Pour l’instant, aucune réaction officielle n’a été enregistrée de la part du gouvernement ni des institutions judiciaires. Ce mutisme, dans un contexte déjà fragilisé par la méfiance envers les autorités, renforce le sentiment d’impunité qui gangrène le pays.
Sur les réseaux sociaux, les citoyens s’interrogent : comment une telle structure a-t-elle pu exister sans que les forces de l’ordre ne s’en aperçoivent ?
Cette affaire n’est pas qu’un simple scandale : elle illustre la profondeur du mal qui ronge Haïti. Quand des groupes armés se substituent à la justice pour « découvrir » des crimes, c’est que l’État a abdiqué sa mission première, protéger, encadrer, sanctionner.
Que la vérité sur cette ferme appartienne ou non à la famille Apaid, il est urgent que la justice haïtienne sorte de son silence. Car un pays où les puissants peuvent tout se permettre pendant que la majorité survit dans la peur et la misère ne peut prétendre à aucun avenir de stabilité.
Haïti mérite mieux qu’une succession de scandales étouffés. Elle mérite la vérité et toute la vérité.
Jean Dalens SEVERE


























































































































































