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Depuis plusieurs jours, deux policiers du Corps d’Intervention et de Maintien d’Ordre (CIMO) sont retenus par le gang Viv Ansanm, sans qu’aucune réaction officielle n’ait été observée de la part du haut commandement de la Police nationale d’Haïti (PNH). Ce mutisme prolongé suscite l’indignation et un profond malaise dans les rangs policiers.
Selon les informations recueillies par “Lune’Actus”, les autorités policières n’ont encore pris aucune mesure concrète pour obtenir la libération des deux agents. Cette absence d’action alimente un sentiment d’abandon parmi plusieurs membres de la PNH, qui estiment que leur sécurité est reléguée au second plan.
Découvrez les dernières informations sur la détention de deux agents du CIMO et les réactions au sein de la PNH. C’est frustrant de constater que nos camarades sont aux mains des gangs sans qu’aucune initiative ne soit entreprise pour les sauver », a confié un agent sous couvert d’anonymat.
Cette situation intervient quelques jours après une opération rapide et massive des forces de l’ordre pour sécuriser les propriétés de l’homme d’affaires Apaid, à Croix-des-Bouquets, à la suite d’une attaque du gang Lanmò San Jou. Une opération jugée prioritaire par les autorités, mais qui soulève des critiques au sein du corps policier. Plusieurs agents dénoncent une disparité de traitement, estimant que la PNH réagit promptement pour défendre les intérêts privés des puissants, mais reste silencieuse lorsqu’il s’agit de ses propres effectifs.
« On agit vite pour protéger les riches, mais on oublie ceux qui risquent leur vie au quotidien sous l’uniforme », déplore un autre policier.
Face à cette situation, de nombreuses voix réclament du Directeur général de la PNH une réaction ferme et des mesures concrètes pour libérer les deux policiers capturés. Des organisations syndicales et citoyennes appellent à plus de solidarité et de cohésion interne, conditions jugées essentielles pour restaurer la confiance et renforcer l’efficacité opérationnelle des forces de l’ordre.
Cette affaire illustre les failles persistantes au sein de la hiérarchie policière et le besoin urgent d’une refondation du leadership institutionnel.
Ne pas réagir à la détention de deux agents revient à affaiblir la légitimité morale et la crédibilité d’une institution déjà fragilisée.
Alors qu’Haïti cherche à se relever d’une crise sécuritaire sans précédent, le silence ne peut plus être une stratégie : la PNH doit prouver qu’elle sait protéger à la fois les citoyens et ses propres défenseurs.
Brinia ELMINIS





















































































































































































































































































