
À la 30ᵉ Conférence des Parties (COP30) sur le climat, le Conseiller-président Smith Augustin a livré un message fort au nom d’Haïti. Il a appelé les pays industrialisés à honorer leurs engagements financiers envers les nations vulnérables, soulignant que les petits États insulaires, bien que peu émetteurs de gaz à effet de serre, subissent de plein fouet les conséquences du réchauffement climatique.
Dans son discours, Smith Augustin a dénoncé une injustice climatique persistante, rappelant qu’Haïti fait partie des pays les plus exposés aux catastrophes naturelles : inondations, ouragans et sécheresses.
« Haïti subit les effets d’une crise qu’elle n’a pas provoquée. Il est temps de transformer les promesses en actions concrètes », a-t-il martelé devant les délégués réunis à Brasilia.
Selon lui, la lutte contre le changement climatique ne peut réussir sans une solidarité mondiale effective, fondée sur la responsabilité commune mais différenciée.
Le Conseiller-président a également mis en avant les initiatives engagées par Haïti pour renforcer sa résilience :
- Mise en œuvre de la Contribution déterminée au niveau National (CDN) ;
- Élaboration du Plan National d’Adaptation (PNA) ;
- Adhésion au Programme pour la Résilience Climatique (PPRC).
Ces démarches, a-t-il précisé, témoignent de la volonté du gouvernement haïtien de participer activement à la transition écologique, malgré des contraintes économiques et institutionnelles.
Smith Augustin a insisté sur l’importance de renforcer les capacités nationales en matière de gestion des risques et de financement de l’adaptation. Il a exhorté les grandes puissances à accélérer le décaissement des fonds climatiques promis lors des précédentes conférences.
La survie de millions de personnes dépend de notre capacité collective à agir dès maintenant », a conclu le représentant haïtien.
En intervenant à la COP30, Haïti s’est positionnée comme la voix des pays les plus exposés aux dérèglements climatiques. Le message de Smith Augustin résonne comme un appel à la responsabilité mondiale, rappelant que la crise climatique ne connaît ni frontières ni distinctions de richesse et que la justice climatique est désormais une urgence morale et politique.
Brinia ELMINIS Haïti à la COP30 : un appel fort pour la justice climatique mondiale


























































































































































