
Le gouvernement français a annoncé ce jeudi une réforme d’envergure : la gratuité totale des transports en commun sur l’ensemble du territoire national à partir du 1er janvier 2026. Cette mesure, présentée comme une « révolution sociale et écologique », sera financée par une contribution mensuelle de 25 euros, prélevée sur le salaire de chaque employé.
Cette initiative vise à réduire la dépendance à la voiture individuelle, diminuer les émissions de CO₂ et faciliter la mobilité pour tous les citoyens, notamment les travailleurs à faibles revenus et les étudiants. « C’est un investissement dans l’avenir et dans l’égalité d’accès à la mobilité », a déclaré la Première ministre lors d’une conférence de presse à Matignon.
Une contribution obligatoire pour tous les salariés
Le financement du dispositif repose sur un prélèvement uniforme de 25 euros par mois, appliqué à chaque salarié, qu’il soit du secteur public ou privé. Ce fonds, baptisé Mobilité pour tous, servira à compenser les pertes de revenus des réseaux de transport et à renforcer les infrastructures existantes.
Le gouvernement estime que cette contribution permettra de collecter près de 8 milliards d’euros par an, suffisants pour assurer la gratuité des bus, métros, trams et trains régionaux. Les entreprises ne seront pas exemptées : elles devront participer à hauteur de 10 % du financement total à travers une taxe spécifique.
Si de nombreuses associations saluent cette avancée « historique » pour le climat et le pouvoir d’achat, plusieurs syndicats expriment déjà leurs inquiétudes. La CFDT dénonce une « mesure injuste » qui « fait peser le coût de la gratuité sur les salariés plutôt que sur les grandes entreprises ».
De leur côté, les collectivités locales demandent davantage de précisions sur la gestion de cette gratuité et sur les compensations promises par l’État. Certains élus redoutent une saturation des réseaux urbains et un manque de moyens pour entretenir les infrastructures.
La France deviendra ainsi le premier pays au monde à rendre l’ensemble de ses transports publics gratuits. Cette décision s’inspire des expériences locales déjà menées à Dunkerque, Niort ou encore Calais, où la fréquentation a augmenté de plus de 50 % après la mise en place de la gratuité.
Le gouvernement promet une évaluation annuelle de la mesure et n’exclut pas des ajustements « en fonction des réalités économiques et environnementales ».
D’ici là, les Français se préparent à un changement majeur dans leur quotidien, une mesure qui pourrait transformer durablement la mobilité et la vie urbaine dans l’Hexagone.
Jean Dalens SEVEREEn savoir plus sur les mesures de transition écologique en France.












































































































































