Seize ans après le séisme du 12 janvier 2010, qui a profondément bouleversé Haïti, les autorités réaffirment la portée nationale et symbolique de cette date. À travers une note de presse publiée le 9 janvier 2026, le Secrétariat général de la Présidence rappelle que le 12 janvier est officiellement consacré « Jour du Souvenir des Victimes de Catastrophes Naturelles », une reconnaissance inscrite dans le cadre légal de l’État haïtien.
En amont, cette décision trouve son fondement dans un arrêté présidentiel adopté le 18 décembre 2024, étape déterminante dans la reconnaissance institutionnelle du devoir de mémoire. À travers cet acte, l’État affirme que la commémoration des victimes ne saurait se limiter à un élan émotionnel collectif, mais qu’elle s’inscrit dans une obligation républicaine, destinée à honorer la dignité des disparus et à consolider la conscience nationale face aux aléas naturels.
Dans ce contexte, les autorités précisent que la journée du lundi 12 janvier 2026 sera marquée par des dispositions symboliques fortes. À cet effet, le drapeau national sera mis en berne sur l’ensemble du territoire, tandis que les discothèques et établissements assimilés resteront fermés. Ces mesures traduisent une volonté claire de créer un climat propice au recueillement et au respect, loin de toute activité festive.
Par ailleurs, les médias audiovisuels sont invités à diffuser des émissions de circonstance tout au long de la journée. Cette recommandation s’inscrit dans le rôle social des médias, appelés à informer, à contextualiser les événements et à contribuer à la transmission de la mémoire collective, sans sensationnalisme ni instrumentalisation.
Ainsi, au-delà des commémorations annuelles, l’État cherche à inscrire le 12 janvier dans une démarche durable de réflexion et de responsabilité. Cette journée vise non seulement à honorer les victimes du séisme de 2010, mais aussi à rappeler les vulnérabilités structurelles du pays face aux catastrophes naturelles et la nécessité de politiques publiques axées sur la prévention et la résilience.
La reconnaissance officielle du 12 janvier comme Journée du Souvenir des Victimes de Catastrophes Naturelles réaffirme l’engagement de l’État haïtien à préserver la mémoire nationale. Elle rappelle que le respect des victimes passe autant par le recueillement que par une prise de conscience collective, indispensable pour construire un avenir plus sûr et plus responsable.
Brinia ELMINIS
